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Notre église

Fondation

La chapelle Saint-Michel, premier lieu de culte de Sillery, sera construite en 1644 par les Jésuites. Ceux-ci fondent la mission Saint-Joseph en 1637, destinée à convertir, instruire et sédentariser les Amérindiens. Cette première chapelle sera fréquentée par les Amérindiens et les colons français jusqu’à ce que la mission Saint-Joseph cesse ses activités vers la fin du XVIIe siècle.

Au XIXe siècle, l’essor du commerce du bois et de la construction navale entraîne une augmentation de la population de Sillery. À l’époque, il n’y a pas d’église à proximité et les habitants doivent parcourir de longues distances pour se rendre à Notre-Dame de Québec ou à Notre-Dame de Foy. En 1847, les habitants de Sillery présentent à Mgr Joseph Signay, une requête pour obtenir une desserte sur le territoire. La demande est acceptée en mars 1847. La propriété du marchand de bois, Patrick McInenly, est acquise et son ancienne résidence devient la chapelle Saint-Richard (en usage de 1848 jusqu’à la construction de la première église en 1854). Elle dessert la population catholique canadienne-française et irlandaise de Sillery. La chapelle devient rapidement trop petite pour une population en pleine croissance.

En 1849, l’abbé Peter Henry Hatkins demande l’autorisation à Mgr Pierre-Flavien Turgeon de construire une église, autorisation qu’il obtient le 16 décembre 1849. L’abbé Hatkins fait appel à l’architecte Goodlatte Richardson Browne de Québec pour dresser les plans de l’édifice. L’église Saint-Colomb, bien qu’inachevée, est ouverte au culte en novembre 1854. En 1855, on procède à l’érection canonique de la paroisse. Puis, en 1969, la paroisse prend le nom de Saint-Michel, un rappel, notamment, du nom de la première chapelle construite par les Jésuites.  

Architecture

Décor intérieur

L’église Saint-Michel est construite à partir de septembre 1852, selon les plans de l’architecte d’origine irlandaise, Goodlatte Richardson Browne. Il fera de l’église le premier lieu de culte catholique de style néogothique dans la région de Québec.

Les travaux de construction sont confiés à l’entrepreneur Michael Mernagh de Québec. La décoration intérieure sera terminée en 1866 selon les plans de Browne. En 1880, la construction du clocher est réalisée selon les plans de l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy.

Le décor architectural, à l’origine complété de boiseries et d’un mobilier liturgique de style gothique, souligne les arcs de la voûte en accentuant les nervures prenant appui sur les chapiteaux et les culots. À remarquer aussi, les clefs de voûte à la croisée des ogives.

L’intérieur de l’église est en bois recouvert de plâtre et la dernière couche a été appliquée de manière à imiter la pierre de taille. Les piliers en orme sont recouverts de bois peint assemblé pour contrefaire les piliers fasciculés. Le plafond en bois est également recouvert de plâtre et peint pour imiter une voûte de pierre.

En 1885, le jubé est agrandi pour permettre à Ernest Desmarais d’y installer le nouvel orgue qui viendra compléter l’aménagement de l’église avec son buffet d’inspiration néogothique. En 1929, un nouvel agrandissement est nécessaire pour installer le nouvel orgue de la maison Casavant de 21 jeux et doté d’une soufflerie électrique. Sa dernière restauration remonte à 1993.

En 1945, l’église connaît des modifications importantes alors que le mobilier est transformé. Notamment, les vieux autels de bois sont remplacés par des autels en granit poli de Chicoutimi, la chaire est enlevée et une nouvelle table de communion en fer forgé est installée au lieu de la balustrade de bois sculpté. L’église n’a subi aucune transformation majeure depuis.

(Tiré du feuillet de présentation de l’église Saint-Michel de Sillery produit par la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec, 2005.)

Oeuvres d'arts

L’église Saint-Michel de Sillery recèle de trésors artistiques remarquables qui étonnent par leur nombre, leur qualité et leur origine. D’une grande valeur patrimoniale, 19 œuvres d’art (peintures, sculptures et pièces d’orfèvrerie) ont été classés biens culturels en 1976.

Six des 13 toiles qui ornent l’église sont classées biens culturels : une œuvre d’Antoine Plamondon et cinq très belles peintures européennes sauvées de la Révolution française par l’abbé Philippe Desjardins. En 1898, le curé Maguire acquiert, de la fabrique de Château-Richer, ces cinq toiles de la collection Desjardins. Celle-ci regroupe des œuvres confisquées pendant la Révolution française, moment où l’on dépouille les églises de leurs trésors. Entre 1817 et 1820, l’abbé Desjardins acquiert plus de 200 tableaux à l’intention des églises du Québec.

L’église recèle également de très belles sculptures. Parmi celles-ci, l’ange à la lyre et l’ange à la harpe sont classées biens culturels depuis 1976 et sont attribuées à Louis Jobin. Polychromes à l’origine, elles ont malheureusement été décapées. »

(Informations tirées du feuillet de présentation de l’église Saint-Michel de Sillery produit par la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec, 2005.)

L'Adoration des mages

Le souper d'Emmaüs

Saint François d'Assise embrassant le Christ crucifié

La mort de Saint Joseph

L'église Saint-Michel de Sillery - Vidéo par ECDQ.tv